lundi 18 février 2008
Le 11 janvier dernier, la Chine a réussi à détruire un de ses anciens satellites en orbite au moyen d’un missile lancé depuis son territoire. Voir par exemple l’article sur Le Monde ou celui de Futura-Science.
Il s’agit d’un exploit technique, bien sur, mais également d’une affirmation claire de puissance militaire de la part d’une économie émergente et ambitieuse. Tout le monde pousse de haut cris. Les États-Unis d’Amérique en premier lieu, bien sur. La guerre dans l’espace : saimal !
Et que se passe-t-il dans les semaines qui suivent ? Je vous le donne Émile. Le 14 février, soit moins d’un mois plus tard - et par une coïncidence des plus inattendue - Les États-Unis se trouvent dans l’obligation, les pauvres, de détruire un satellite en perdition qui risque de s’écraser sur terre et de provoquer une grave pollution. Ben tien. Voir par exemple sur Le Monde : Le Pentagone va abattre un satellite-espion en perdition : Les Etats-Unis ont décidé d’abattre un satellite-espion [...] qui menace de s’écraser sur Terre avec des réservoirs remplis d’une substance toxique. [...] doit être détruit par un missile tactique tiré d’un bâtiment de la marine américaine.
Et personne pour tenter un rapprochement de ces deux informations ! Pas une ligne. Ce n’est plus du journaliste, c’est du bégaiement d’annonce officielles.